Le numéro deux du portage salarial en France vient à son tour de signer un accord avec trois syndicats. Une étape vers la banalisation de cette forme de travail.
PRAGMATISME - Le cadre juridique du portage salarial - une formule où le cadre cherche lui même ses missions tout en étant salarié - restant assez flou, certains syndicats, jusqu'alors méfiants, ont opté pour le pragmatisme. "On ne choisit pas forcément le portage salarial par bonheur, explique Jean-Claude Carasco, de la CFE-CGC-Fieci. En tant que syndicat, on ne peut se désintéresser de la question. Nous commençons donc par signer des accords d'entreprise pour mettre sur pied par la suite des garanties collectives." Ces derniers temps, d'autres sociétés de portage (ITG, Aclys, Alter & Co, Jam...), toutes membres du syndicat professionnel Sneps, ont aussi signé des accords, avec la CFDT notamment. C'est que le secteur connaît un véritable essor : selon Ad'missions, 45 000 personnes auront eu recours au portage en 2005, contre 30 000 l'an passé. Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, a d'ailleurs créé un groupe de travail qui doit proposer une réglementation à la rentrée.
Eva Emayriat


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